ABOU DIARRA

Abou Diarra est un musicien issu de la génération des joueurs de Kamale’N’Goni. Son parcours l’a amené à la fois vers l’histoire des chasseurs et la musique traditionnelle mais également vers le choc des cultures, les questions liées à l’exil, et l’occidentalisation de l’Afrique.

Abou Diarra né en 1975, dans la région de Sikasso, au sud du Mali, berceau de la musique Wassoulou (blues africain) est le fils d’un grand chasseur-féticheur et d’une chanteuse initiée aux savoirs mystiques. Il entre «en musique» dès son plus jeune âge, accompagnant sa mère aux cérémonies et fêtes traditionnelles.

Vers 14 ans, il s’intéresse au n’Goni, fabrique son premier instrument et quitte son village pour rejoindre Daouda Bagayoko, qui deviendra son premier maître et avec lequel il passera un an. Il poursuivra ensuite sa route vers la Côte d’Ivoire, y puisant des sonorités inexistantes au Mali.

Après cinq années d’exil, Abou Diarra revient vers sa région natale, riche de son seul instrument. De village en village, donnant de petits concerts, il est vite reconnu, malgré son jeune âge, comme un joueur de n’Goni hors pair, et un chanteur doué.

En chemin, il retrouve de vieux musiciens de la brousse, renouant alors avec ses racines. C’est là qu’il puise l’inspiration d’un nouveau style, mélangeant la modernité découverte à Abidjan avec le jeu traditionnel de la brousse et la sagesse ancestrale. Il ajoute des cordes à son n’Goni et invente des sonorités inédites, interdites dans la musique des anciens.

En 1999, il quitte la région de Sikasso et continue sa route vers la capitale du Mali, Bamako. C’est là qu’il rencontre un autre joueur de Kamale’N’Goni. Aveugle mais virtuose, reconnu au Mali et dans le monde, sous le nom énigmatique du «Vieux Kanté, Sans Commentaire».

Abou Diarra devient son élève, et neuf années durant, il l’accompagne aussi bien dans ses concerts (au Mali et dans toute l’Afrique), que dans sa vie quotidienne. Ils resteront ensemble jusqu’à sa mort en 2005. Abou Diarra est alors reconnu comme son digne héritier, poursuivant l’exploration du n’Goni.

Abou Diarra en France

En 2008, Abou Diarra est invité en France pour plusieurs concerts (Paris, Rennes, Montpellier, Nantes...) et interventions autour du n’Goni. Il découvre le pays, son public et la diversité musicale des lieux culturels.

De retour sur le territoire français depuis février 2010, il se produit en concerts et dans des festivals. Il anime également des stages de n’Goni ou des interventions sur la transmission de l’oralité et de la musique malienne (cf agenda : www.aboungoni.com).

S’installant alors dans une nouvelle dynamique, il allie ses origines à la découverte de l’occident et délivre des concerts aux configurations très différentes.

Il propose la richesse du monde Wassoulou à travers des flâneries maliennes, mandingues ou du blues, en solo ou accompagné d’un percussionniste et d’un flûtiste.

Abou Diarra collabore également avec un trio français, Lessazo, pour des ballades du déserts teintées de rock occidental, de louanges d’un pays blanc à un pays noir et ayant pour acteurs percussions, guitare électrique, basse, n’Goni ...

Il prépare actuellement un nouvel album et spectacle avec son groupe «Donko band», rencontre entre la musique du Mandé, le blues, le groove... Le tout emporté par une basse rythmée, des percussions, le mélange doux des cordes du n’Goni et le vent du saxophone...

Un répertoire 100% exporté d’Afrique sous forme d’invitations à la danse et la découverte du Mali.

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